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Publié le 14/05/2014 à 08:19

Sur le gril. Avec la Reine de Garonne.

Une gestuelle magnifique pour la championne de Haute-Garonne./Photo DDM, Didier Pouydebat.

«Une divine surprise.» C'est en ces termes que le mundillo réuni du côté de Revel jeudi dernier dans le cadre du championnat départemental a salué le fabuleux sans faute (six parties, six victoires) effectué par Sylvie Mazeries. Comme quoi, sur un parcours semé d'embûches et dans le sillage de Céline Ullas-Pagès, une Bruguiéroise tout aussi sympathique et représentative peut toujours en cacher une autre…

Dans quel état d'esprit étiez-vous, avant, pendant et après ?

Je pense avoir gardé la même ligne de conduite de bout en bout, quitte à laisser pour une fois entre parenthèses ce côté trop sociable qui me porte parfois préjudice. Tel est le prix à payer en compétition, celui de la concentration en l'occurrence.

Attitude qui vous a permis de renverser des situations compromises, pour ne pas dire plus ?

C'est vrai. D'ailleurs, en devançant celle qui m'avait battue il y a deux ans (Rosita Rathberger, dite «Kéké») après avoir été menée 12-8, j'ai vu comme un signe du destin. De même, en finale, à 12-6 en faveur de mon adversaire, je pense avoir prouvé que je suis bien une battante.

À qui avez-vous pensé en priorité ?

À Georges Moro, le président du club de Bruguières, qui m'a fort bien accueilli, e et aussi à Céline Pagès qui a cru en moi et m'a soutenue de bout en bout. Un peu comme un coach !

Être moins connue, du moins jusqu'à maintenant, que votre fille Mélodie, était-ce problématique ?

Non, absolument pas, je suis très fière de sa notoriété, j'aurais même souhaité qu'elle soit à ma place même si j'avais ciblé ce championnat comme le grand rendez-vous de la saison.

Un autre, historique de surcroît, vous attend à Saint-Avold ?

J'y penserai en temps voulu ! Maintenant, c'est sûr, je vais suivre le tirage au sort.

Un mot au sujet de votre registre technique ?

Si j'ai tiré quelques boules importantes, mon jeu, comme celui de nombreuses féminines, est centré sur le point. Et comme la roulette sur terrain lisse, ce n'est vraiment pas ma tasse de thé, plus la surface est sélective, et plus je me régale !

Pourquoi selon vous cette dominante sur la palette féminine ?

Tout simplement parce que le tir suppose une cadence d'entraînement que toutes les joueuses, entre obligations professionnelles et familiales, ne sont pas en mesure de soutenir. En revanche, il n'y a pas d'âge pour se mettre à la pétanque.

Recueilli par Philippe Alary

Tag(s) : #Championnats de Ligue et France

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