Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

article publié sur la Dépêche du Midi: le 29/07/2010 12:28 | S. R

enquête

Compétiteurs de tous âges, comme ici à Rieumes./ DDM.D.P.
Compétiteurs de tous âges, comme ici à Rieumes./ DDM.D.P.
Compétiteurs de tous âges, comme ici à Rieumes./ DDM.D.P.

Au centre de Toulouse, les terrains de boule à l'ancienne ont tendance à disparaître. Les champions s'entraînent plutôt dans les boulodromes modernes, souvent couverts.

Que sont devenus les boulodromes d'antan ? En quelques décennies les parkings et les massifs de fleurs ont remplacé la plupart de ces esplanades dédiées aux parties de boules à la Pagnol. Ainsi place Saint-Pierre où avaient lieu les fameux « trois jours de Saint-Pierre », célèbre concours qui réveille encore de la nostalgie chez les boulistes, le terrain, cerné de bistrots étudiants, a été transformé en square. Le boulodrome du Zéphyr, près du café du même nom, dans le quartier historique du jeu de boules, « Boulingrin », est devenu une station d'autobus. Sur les allées Frédéric-Mistral, à côté du Jardin des Plantes, la quinzaine de retraités qui se retrouvent chaque jour pour jouer 2 € sur une partie craint pour son petit coin de paradis. « Que deviendra notre terrain quand les travaux du tramway vont vider le parking des allées Jules-Guesde ? Est-ce qu'on ne va pas déménager les voitures ici ? » se demandent Placide et ses copains du club du Grand Rond. Au centre de Toulouse, les boulodromes « de papa » se comptent sur les doigts de la main. Celui de la place Héraclès passe inaperçu, planqué au milieu d'un carrefour, derrière de nouveaux massifs de fleurs. Le Cours Dillon, magnifique terrain ombragé en bord de Garonne est le haut lieu des parties de l'après-midi, où l'on peut croiser quelques champions parmi les habitués. « Il y a moins de terrains et on est moins nombreux qu'autrefois », observe Michel Galy, qui joue depuis tout petit à Saint-Cyprien. La relève existe, peut-être moins au cœur de Toulouse que dans ses quartiers. « J'ai découvert le jeu il y a un an, j'adore ça, dit Fayçal, jeune membre du club de la Boule d'argent à Rangueil/Saouzelong. « C'est ludique et très intéressant. Il faut beaucoup d'adresse et de technique ».


14000 licenciés : un sport en pleine forme

Si les boulodromes à l'ancienne se font plus rares en ville, la pétanque en tant que sport a de beaux jours devant elle. Avec 14 000 licenciés, la Haute-Garonne se classe en tête des départements où l'on joue le plus. « Il ne faut pas faire l'amalgame entre le loisir et le sport », défend Michel Lebaute, président du comité départemental de Haute-Garonne. « Nous avons plus de 1 100 compétitions par an. Au cœur de Toulouse et aux environs, dans les clubs, ça se passe très bien. Ce jeu a évolué, comme la société. Aujourd'hui un « papy » de 63 ans aspire peut-être à faire autre chose que jouer aux boules tout l'après-midi comme il y a vingt ans. Mais rien ne permet de dire que le volet loisir soit en perte de vitesse. 2,5 millions de Français pratiquent la pétanque dans les campings, sur les plages, sur les places de village, pendant leurs vacances ou à la retraite ».

Le comité de pétanque a son siège au Palais de la Pétanque, 42 avenue Frédéric-Estèbe. Tel. 05 61 57 18 57


Apéro pétanque > à Croix-Daurade

Le Café 80, annexe du restaurant « La Pâte folle » à Croix-Daurade, propose des apéros pétanque. On peut jouer, avant ou après dîner, ou en partageant un plat de tapas. Les boules sont fournies et c'est gratuit. « On revient aux fondamentaux ! » explique Mickael Seban, l'un des patrons. « La pétanque est un jeu convivial qui permet de passer un bon moment entre copains ou en famille »

Tag(s) : #Haute-Garonne

Partager cet article

Repost0