Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

«Un satisfecit d'ordre collectif»

Publié le 27/12/2014 à 03:52, Mis à jour le 27/12/2014 à 08:57

Boules -

Christian Lapeyre./ Photo DDM, Didier Pouydebat
Christian Lapeyre./ Photo DDM, Didier Pouydebat

Comme chaque année à la même époque, il est aussi question de boules de pétanque au pied du sapin de Noël. Pour ce qui est des cadeaux et autres bons points pour la saison 2014, emboîtons le pas à notre consultant technique Christian Lapeyre, futur colistier de Roger Cargolès et de Vincent Poinsignon sous la bannière du Fousseret.

Qui mérite, selon vous, les lauriers et les félicitations d'usage ?

Cette année, le satisfecit est d'ordre collectif en ce qui concerne les deux plus hautes marches du podium. Sur la première d'entre elles, la présence des Columérins est incontestable. À travers le parcours de ceux qui sont devenus champions de France, c'est tout le club piloté de main de maître par Jean-Claude Terreng qui se retrouve aux premières loges. Cet éloge inclut aussi bien l'organisation du championnat de France en doublette mixte que la montée de l'accession en championnat national des clubs. Sur la deuxième marche, c'est le même cas de figure avec les jeunes du TPO que l'on ne peut dissocier de leur encadrement.

Pour autant, tout n'est pas rose, un peu à l'image de l'arbre qui cache la forêt ?

C'est vrai. L'élimination de la totalité de nos équipes engagées en Coupe de France, au même titre que les échecs essuyés dans de nombreuses compétitions, montre que le maillage de rendez-vous significatifs est encore insuffisant. Hormis Salies-du-Salat et Labarthe-Rivière, les concours sont trop peu nombreux dans notre département. Et comme vous le savez, s'exporter devient de plus en plus difficile par les temps qui courent, avec une logistique de plus en plus problématique car onéreuse.

Le déficit d'image est-il l'éternel boulet que la Haute-Garonne doit continuer à traîner ?

Il se résorbe petit à petit grâce à l'action entreprise par Michel le Bot et son staff, mais il reste néanmoins prégnant dans l'esprit de ceux qui hésitent à se rendre chez nous. Le maintien d'un certain standing à l'International de Fenouillet est une excellente chose dont je me réjouis, mais ce sursis ne saurait être prolongé éternellement. De toute façon, chacun est libre d'aller où bon lui semble.

Quid des féminines ?

À Gruissan, des valeurs sûres comme Jenny Rathberger et Marie-Jo Lirola étaient à la hauteur de l'événement. Mais grosso modo, les problèmes récurrents chez les hommes le sont aussi au niveau du vivier féminin. Nos forces vives souffrent d'un certain éparpillement. Heureusement, le mixte, un peu sur le modèle du passage obligé, permet aux féminines de progresser. Celles de Tournefeuille vont par exemple bénéficier des conseils et de l'expérience de Serge Autebon, ce qui constitue une remarquable initiative en même temps qu'un exemple à suivre.

Un team «élite» pour chaque sexe, vous y croyez ?

L'idée me paraît plus que jamais d'avenir même si je ne crois pas non plus au professionnalisme intégral. La pétanque se doit garder l'équilibre entre convivialité et esprit de compétition. Un juste équilibre comme on le dirait d'un bon compromis.

Tag(s) : #Haute-Garonne

Partager cet article

Repost0