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Entre port altier et charisme à toute épreuve, Albert Bauer a prouvé qu'il avait l'étoffe d'un titulaire à part entière./ Photo DDM, Zoé Gauthier.
Entre port altier et charisme à toute épreuve, Albert Bauer a prouvé qu'il avait l'étoffe d'un titulaire à part entière./ Photo DDM, Zoé Gauthier.

«T'es venu de loin, t'es venu de loin, t'es venu de très, très loin…». Gilbert Bécaud n'est plus, mais les nostalgiques de celui qui avait vu le jour pas très loin de Fréjus apprécieront volontiers le clin d'œil. Avec sa barbe christique de marin au long cours et quand bien même son calme olympien ne nécessitait pas un branchement sur une ligne à 100 000 volts de tension, Albert Bauer, en ce deuxième dimanche de juillet, aurait inspiré plus d'un artiste.

Il flottait d'ailleurs dans l'air un parfum d'odyssée au regard du périple accompli jusqu'aux rives de la «Grande Bleue» par le sympathique Saint-Orennais appelé à pallier au pied levé la défection de Sony Even, son vainqueur lors de la finale de la commission territoriale Midi-Pyrénées.

Dépêché sur place via le bon et dévoué président Mexès et après obtention de l'indispensable feu vert de Marie-Madeleine Clamens, confié à cet éminent spécialiste du coaching qu'est Jean-Bernard Vignères, Albert Bauer s'est lancé dans une chevauchée fantastique.

Une première victoire en poule, une deuxième, et voilà notre homme installé un peu plus solidement encore sur les bons rails. Mais le plus beau restait à venir. Tandis que Robert Demeter rendait les armes face à Jérémy Darodes sous le regard attentif de Raymond Le Manac'h, l'ancien Gaillacois poursuivait son bonhomme de chemin non sans avoir fait une bonne provision «d'oignon» (victoire 13-12 face à Aymeric Chanson !) en sortie de poule.

La suite ? Elle aura pour cadre le somptueux décor des arènes de Fréjus, rien que ça ! Face à Henri Lacroix, certainement le meilleur spécialiste mondial de la configuration à trois munitions, le surnom de «David» prendra tout son relief au stade des quarts de finale. Hé oui, cette fois, c'est bien «Goliath» qui aura le dernier mot, son challenger, du fait d'une entame rédhibitoire (10-0), ne pouvant tout au plus que stopper un bref instant l'hémorragie (11-6) avant que les pouces ne s'inclinent vers le bas de façon à signifier la fin du rêve du très méritant gladiateur.

Pas grave, nul doute que d'aucuns auraient signé des deux mains, l'avant-veille, pour un déploiement de si grande ampleur.

Tag(s) : #Haute-Garonne, #Championnats de Ligue et France

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