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Au-dessus du lot, mais pas du Lot

Dans les yeux d'Audrey et d'Emilie, un goût prononcé de «revenez-y». Alors, cap sur Rumilly !/ Photo Guy Bettencourt
Dans les yeux d'Audrey et d'Emilie, un goût prononcé de «revenez-y». Alors, cap sur Rumilly !/ Photo Guy Bettencourt

Aussi bleu et pur soit-il, le ciel de Provence n'en est pas moins tombé sur la tête de toute une délégation, dimanche dernier, vers 19 heures. Plus cruels encore qu'à Carmaux l'an passé, les dieux des petites sphères ont refusé de prolonger le sursis d'Audrey Bandiera et d'Emilie Vignères. Dernière marche, destination finale en quelque sorte. Personne, pas même le plus rétrograde des disciples de la «vieille école» (vous savez, celle qui proscrit formellement de tirer la dernière boule) n'en voudra à la dernière nommée d'avoir «dégainé». Menées 10-6 par Nadège Baussian-Protat et Anna Maillard, les protégées Cazériennes de Jennifer Rouges avaient la possibilité d'égaliser, voire de reprendre les commandes. Hélas, comme magnétisé par la méchante sorcière de service, le «bouchon», tel un aimant, ne quitta pas la cible pourtant bien ajustée et la mène s'acheva par trois unités supplémentaires (13-6) au compteur gourdonnais. Un fait de jeu de plus au crédit de celles qui, mauvais présage, avaient d'ailleurs ouvert la marque (1-0) alors qu'un premier break s'offrait à leurs rivales.

D'un autre côté, il convient toutefois de s'incliner bien bas devant Anna Maillard, tout bonnement stratosphérique. Maintenir d'un bout à l'autre une telle cadence de métronome sous le déluge d'acier provoqué par une Emilie Vignères elle-aussi de niveau international, il fallait le faire. D'autant que les Lotoises, du fait du «hard labour» lyonnais du tour précédent, n'avaient pas bénéficié d'une plage de récupération aussi longue.

Chacun son tour…

Aux magnifiques vaincues de se dire qu'en 2010, à Soustons, le duo lotois avait pleuré à chaudes larmes après avoir perdu une finale paradoxalement dominée un long moment de la tête et des épaules. Comme quoi les plus belles aventures commencent parfois-et même, souvent- dans la douleur.


Le tir groupé avant le feu d'artifice

Le tout meilleur parcours narré ci-dessus de tous ne doit pas reléguer au second plan ceux accomplis par nos autres ambassadrices de charme et de choc conjointement pilotées, qui par Chantal Cassaigneau, qui par Valérie Sarman. Martine Asprogitis et Jenny Rathberger, au prix d'une «remontada des familles» (2-11, 13-11) dont firent les frais les championnes de France 2014 , sont sorties directement de poule avant de chuter en trente-deuxième de finale au profit de surprenantes vosgiennes : 13-8. Même topo pour Sandra Gabani et Marlène Perez.

Les Launaguettoises ont aisément négocié la phase préliminaire en poule de quatre (avec notemment un 13-1 pour le moins expéditif aux dépens du tandem landais emmené par Manon Laborde) mais le gain du derby qui les opposa aux Ariégeoises retomba dans l'escarcelle de Gisèle Pulci et de Régine Thominot, victorieuses 13-9. Pas de quoi noyer pour autant les pétards du 14 Juillet.

Tag(s) : #Haute-Garonne, #Championnats de Ligue et France

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