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Boules -

Nadège Biau  stoppée dans son élan.    /Photo DDM,  Didier Pouydebat

Nadège Biau stoppée dans son élan. /Photo DDM, Didier Pouydebat

 

Si la comparaison entre un baisser de rideau (cette session bretonne dédoublée était également la dernière) relativement brutal et le claquement d'un couperet peut paraître exagérée, inversement, ladite saison des championnats de France s'est terminée comme elle avait commencé, il y a trois mois, du côté de Guînes. Hé oui, le bruit mat de l'échec éponyme s'est fait entendre lorsque la porte du Grand Huit s'est refermée devant Nadège Biau et Émilie Vignères, samedi dernier, en fin d'après-midi. Pourtant, à en juger par l'élimination prématurée de maintes favorites alliant à la fois endurance inhérente à la jeunesse et habileté technique (Émilie Fernandez, Charlotte Darodes, Anaïs Lapoutge, Salomé Passeron), il y avait la place pour ramener une couronne dont on imagine aisément à quel point elle aurait embelli un peu plus encore la vitrine fénouillétaine du prochain week-end.

C'était sans compter sur deux joueuses souvent reléguées dans l'ombre des têtes d'affiche de leurs départements respectifs (Jessica Tronche et Séverine Reschmann pour la Corrèze, Betty Chaussat pour la Haute-Loire) et, de ce fait, désireuses de valider sur la scène hexagonale leur parcours antérieur. Ainsi, Cynthia Chastanet et Corinne Allary vont bousculer le cours des pronostics et s'imposer, qui aux dépens de la finaliste de l'édition bessiéraine (13-7), qui aux dépens de la championne de ligue : 13-12.

Exit donc, la gent féminine, Jenny Rathberger ayant un peu plus tôt fait les frais elle aussi de cette dynamique faisant la part belle au renouvellement...

Chez ces messieurs, le tableau n'est guère plus reluisant. On s'empressera toutefois d'accorder les circonstances atténuantes à Philippe Rouquié et Stéphane Berlier. D'une part parce que les états de service des Columérins ne sont plus à démontrer, d'autre part parce que leurs fossoyeurs lors de la phase préliminaire en poule de quatre sont des «bonhommes» que l'on ne présente plus. Kevin Philipson, l'ancien international passé par l'Île de Beauté, a été champion de France du tête-à-tête en 2010 à Soustons tandis que ces mêmes arènes landaises ont porté bonheur à Jérémy Darodes (en 2011, en triplette et sous la bannière normande), le colistier royannais de Richard Feltain. Hé, oui, «Jessi», consacré sur le pavois rumillien au même titre, c'est le cas de le dire, que la sœur du premier nommé , fin juillet. Du très lourd donc, tant et si bien que les protégés de Chantal Cassaigneau ont été victimes, non pas d'une malédiction, mais d'une indigestion.

Ph.A

Tag(s) : #Haute-Garonne, #Championnats de Ligue et France

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