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Mines sombres et feux éteints

Boules -

De Lavernose- Lacasse (ici  Patrick Hernandez)  à  Colomiers en passant par Cazères, le CD 31 a été mis à rude épreuve./ Photo archives, D.Pouydebat

De Lavernose- Lacasse (ici Patrick Hernandez) à Colomiers en passant par Cazères, le CD 31 a été mis à rude épreuve./ Photo archives, D.Pouydebat

 

Il était environ 19 h 30 en ce premier samedi de septembre lorsque le jury fédéral piloté par Francis Garrigue, déclin de la lumière diurne oblige, opta pour le transfert des seizièmes de finale sur la seule partie du Cours Foucault équipée de l'éclairage.

Un exil des plus anecdotiques en ce qui concerne les triplettes appelées à représenter le CD 31. Et ce dans la mesure où l'extinction des feux d'une rampe décidément bien savonneuse avait été entérinée depuis plusieurs heures déjà.

Moureaux-Fontan, Bastide et Latapie furent les derniers à quitter la scène, emportés par l'ouragan avec lequel rime si bien le patronyme de «Dauphant». Et oui, William Dauphant, l'une des révélation de la saison 2013 (Trignac, en mixte, avec l'une des actuelles coéquipières d'Audrey Bandiera, puis Valence d'Agen, dans le cadre du trophée des Villes) et ses partenaires clermontois ne laissèrent pas l'ombre d'une chance (13-0) aux pourtant vaillants Columérins pilotés par Pierre-Noël Arcangeli.

L'autre formation susceptible d'illuminer le carré d'honneur était celle composée de Jérôme Caumon, Albert Bauer et Philippe Ziegler. Hélas, trois fois, un vieux spécialiste des joutes -nocturnes - tel que le «Zombie» (alias, «Radnic», du Monténégro, cela ne s'invente pas !) se chargea, bien avant l'heure, de laisser les protégés de Marie-Madeleine Clamens dans la pénombre. Avec certes beaucoup de réussite (13-11) mais n'en faut-il pas aussi une bonne part ? Forts d'une avance confortable lors du barrage couperet et cependant rejoints puis dépassés (13-10), les Sentenac, Amarilli et autres Marchandise ne nous contrediront certainement pas. Etc, etc.

«Déçu ? Disons que nous sommes à notre place mais qu'un comité comme le nôtre ne peut se contenter de tels résultats». Comme nombre de ses pairs (on pense aux Mosellans des époux Schmitt qui ont reçu eux -aussi une «drôle» de décharge électrique), Michel le Bot dressait un constat dans lequel l'obscur l'emportait sur le clair.

On n'en conclura évidemment pas que nos champions se sont enfoncés dans les ténèbres, puisqu'il n'est pas question de brûler ceux que l'on continuera d'adorer.

Mais, plutôt, qu'une partie de leur amour-propre - on n'ose pas dire, de leur égo- a été mise à mal dans le fief dont Guy Lagarde, en 1977, portait les couleurs bien haut, au grand dam de Philippe Canava et de Patrick Barataud.


tempus fugit...

Pourtant rompu de longue date aux aléas d'une organisation qui mérite le plus grand respect, l'encadrement lato sensu a plus ou moins vécu à l'heure du contre- la- montre. Ainsi, l'air de rien, le fait que la phase préliminaire en poule de quatre s'éternise a donné du fil à retordre à ceux qui ont dû se résoudre à quitter le carré d'honneur (voir ci-dessus), s'éloignant de ce fait du quartier-général. Voilà pourquoi il fut rigoureusement impossible aux aficionados de prendre connaissance, via le site de la FFPJP, des résultats des seizièmes de finale, dans la nuit de samedi à dimanche. Les Montalbanais n'étaient pas eu bout de leurs peines. Quelques heures plus tard, compte-tenu de la durée interminable de la demi-finale opposant les Varois emmenés par Romain Fournié aux Bas-Normands de Luc-sur-Mer (0-10, puis 13-12), l'atterrissage, prévu à 17 h 30 sur le modèle sapiacain, du parachutiste fut annulé pour huit petites minutes !

Pour un peu, on reléguerait presque l'annulation du gala de Patrick Sébastien prévue le vendredi au rang de simple péripétie...

Philippe Alary

Tag(s) : #Haute-Garonne, #Championnats de Ligue et France

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