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Boules - sur le gril.Avec la championne.

Coralie Bernard encore sur la plus haute marche ./ Photo Z.G

Coralie Bernard encore sur la plus haute marche ./ Photo Z.G

 

Dans un passé récent, Alain Bernard donnait l'impression de marcher sur l'eau. Sur les boulodromes, Coralie, son homonyme qui fait les beaux jours de Fenouillet après des passages remarqués à Saint-Alban et au TPO, n'en finit pas de surfer sur la vague du succès. Autant prendre la direction du grand bassin avec la brillantissime colistière de Valérie Déon pour un nouveau plongeon dans les flots de la délectation.

Que vous inspire ce doublé historique puisque le titre ramené de Labarthe s'inscrit dans la continuité de la précédente session montréjeaulaise ?

Beaucoup de satisfaction, car il faisait partie de mes objectifs prioritaires. Et puis, pour avoir mal vécu la défaite en finale du championnat de ligue à Saint-Gaudens, nous avions à cœur d'aller jusqu'au bout. Une seule défaite, et pas de championnat de France pour autant à l'inverse ce qui se passe chez les hommes où le vice-champion se qualifie au même titre que son vainqueur, la pilule est un peu amère. On se souvient du gagnant, plus rarement d'un finaliste, tout le monde le sait.

D'autant que l'ensemble du contenu plaide vraiment en faveur de la parité ?

Certainement ! Contrairement à une idée reçue, la dimension physique n'est pas du tout reléguée au second plan chez les femmes. La différence se fait au niveau de la réflexion stratégique. Si nous nous lançons moins facilement au tir, c'est parce que le jeu d'attaque est utilisé à bon escient, de façon ciblée. Une grosse mène de rajout à neuf mètres quatre-vingts est du domaine du possible, tout comme la reprise d'un point à quinze centimètres. Sans parler du potentiel en termes d'endurance. Il ne faut pas se fier aux apparences.

Il y a aussi l'arrivée d'une nouvelle génération de sportives, notamment au nord de la Loire ?

C'est vrai, il y a quelques années encore, les postes étaient davantage définis. Aujourd'hui, le turnover est une pratique de plus en plus répandue.

Un mot sur ce qui sépare la triplette de la doublette, épreuve que Valérie et vous venez de survoler ?

La triplette est plus ouverte, du fait d'une répartition de boules forcément spécifique. Les automatismes techniques sont différents, surtout si elle est constituée, comme c'est parfois le cas, d'une pièce rapportée qui vient se greffer. Un championnat en doublette, à plus forte raison d'envergure nationale, me paraît plus difficile à gagner car plus sélectif. Un simple coup d'œil sur les palmarès suffit pour s'en convaincre, avec un grand nombre de doublettes pas forcément gagnantes mais toujours placées.

À Montauban comme à Troyes, le coup sera jouable ?

Oui, sachant que toute compétitrice entend donner le meilleur d'elle-même d'un bout à l'autre de la saison. Notre principal atout, c'est l' homogénéité. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si le profil de milieu polyvalent devient de plus en plus prédominant, notamment chez les nouvelles venues.

Recueilli par Philippe Alary

Tag(s) : #Championnats Haute-Garonne, #Championnats de Ligue et France, #Haute-Garonne

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