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Boules - Pétanque. Vétérans. Encore un titre pour les Columérins et leur inénarrable chef de file

Bon pied, bon œil et bons mots : Michel Ferrand (ici accroupis) n'a pas pris une ride./ Photo DDM, Didier Pouydebat

Bon pied, bon œil et bons mots : Michel Ferrand (ici accroupis) n'a pas pris une ride./ Photo DDM, Didier Pouydebat

Sacré chez les vétérans jeudi dernier aux côtés de Robert Barale et Gérard Pariset, Michel Ferrand, le Columérin champion de France en titre, est une légende vivante autant qu'une icône de la discipline qu'il représente si bien.

Si l'on vous dit que l'état de grâce se prolonge, ou que le grand cru se bonifie avec les années, qu'en pensez-vous ?

C'est vrai que j'ai le vent en poupe, et que je le savoure intensément. Un titre, c'est un titre, indépendamment de la catégorie. Et puis, on pense toujours au club que l'on représente.

Assumer un statut de grandissime favori, ce n'est pas ce qu'il y a de plus évident ?

Je crois que nous étions l'une des équipes parmi d'autres à avoir le potentiel pour aller au bout. Le plateau était relevé, avec notamment les Fousserétois comme possibles vainqueurs. De même, à 12-10 en finale, nous avons senti le vent du boulet quand Daniel Azais a frappé à la perfection. Bruguières n'a marqué qu'un point sur la mène, ce fut sans doute le tournant.

La pression se dilue-t-elle au fil des parties quand on forme une telle triplette ?

Pour moi, elle est constante d'un bout à l'autre. Vous savez, on ne pardonne rien à un champion, c'est typiquement français. Voilà entre autres pourquoi la pression positive me stimule plus qu'autre chose. De toute façon, l'expérience aidant, je vois les choses avec davantage de recul. Je précise que l'organisation du championnat était parfaite, ce qui nous a permis de retrouver l'ambiance «pagnolesque» dont nous sommes si nostalgiques.

Pensez-vous monter sur le podium national dans un mois et demi ?

Ce sera très difficile, car la tranche d'âge étant ce qu'elle est, il y a davantage de sexagénaires alertes qu'autrefois. La vie des grands-pères d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec ceux que nous avons pu connaître, nous, quand nous étions jeunes. La dimension physique revêt une importance prépondérante, surtout le deuxième jour si d'aventure une forte chaleur s'invite.

Quid de vos partenaires sur lesquels vous ne tarissez pas d'éloges ?

Non seulement je n'ai jamais souhaité faire de l'ombre aux autres, mais Gérard Pariset, c'est vraiment la classe à l'état pur. Robert Barale aussi, c'est un personnage, un sacré compétiteur.

À tel point que le «mauvais coucheur» que vous êtes se retrouve parfois à faire le tampon ?

Je ne vous le fais pas dire ! (rires). Je me considère comme le papa poule de l'équipe.

Que vous a dit votre ami «Coco» Lagarde ?

Pour l'instant, rien (rires) mais de par les liens indéfectibles qui nous unissent, je m'attends à quelque chose de plutôt positif.

Recueilli par Philippe Alary

Tag(s) : #Championnats Haute-Garonne, #Haute-Garonne

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